Parler politique avec D.Obono

Pour dire vrai je n'avais pas l'intention de reparler de Daniele Obono. D'abord parce qu'il me semblait qu'on avait fait un peu le tour de la question, pas très «Charlie», la dame, copinage indigéniste, racialisme, l'éternelle thèse de socio, la provoc à deux balles au bout de la langue, les parallèles moisis, l'anti-France en adn etc. L'erreur de casting une fois posée, il semblait inutile voire contreproductif de s'acharner, au risque de plus d'un amalgame avec la France Insoumise dans son entier.

Et puis on connaît la chanson, «fachosphère» et tutti quanti, le coup de « femme, noire etc »
Mais Me Obono, non contente d'enchaîner les déclarations fracassantes tout en criant au racisme, récidive. Que dis-je, récidive ? Enfonce le clou, veut avoir le dernier mot, entend nous faire la morale et appelle à parler politique...
Alors là Danièle je dis non. Il faut déjà supporter tes envolées de députée qui n'aime pas son pays, tes défenses de la liberté à deux vitesses, ton air faussement espiègle et naïf, et ta vraie langue de serpent aguerri à la propagande, si tu crois qu'on va se laisser impressionner par ton victimisme low-cost, no way.

Donc tu veux «parler politique», chiche, et tu commets un blog mediapart (!) pour nous expliquer qu'on n'a rien compris, que tu as raison et qu'on est racistes. Avec du latin et de l'anglais s'il vous plaît, peut-être pour tenter de contrebalancer une certaine inculture qui était visible dans tes dernières interventions …
Permets moi du coup, chère Danièle, une petite explication de texte. Je suis désagréable, je sais, mais fallait pas insister.

Je t'ai lue avec attention. Tu nous dis en introduction:

« Et si on parlait politique?

Retour sur plusieurs semaines de fausses polémiques et de vrais débats. »

 

 

 

Ah ah ah ! « fausse polémiques » : parler à tort et travers de religion, de radicalisation, et auparavant de misogynie, de harcèlement sexuel et de liberté d'expression, participer à la destruction de la cohésion sociale en encourageant un communautarisme toxique, tu appelles ça de « fausses polémiques », ça pose la meuf déjà. Je continue ma lecture

 

« Et bien non, mesdames et messieurs les censeurs, vous ne nous, vous ne me ferez ni taire ni marcher au pas ! Vous avez voulu nous enterrer, vous ne saviez pas que nous étions des graines. Vous avez essayé de nous diviser mais vous ne vous rendiez pas compte à quel point nous sommes des « têtes dures ». 

Les « censeurs » qui veulent faire taire? Tu rigoles ou quoi ? On n'entend et on ne voit QUE toi, c'est même un peu le problème, souvent hésitante et bafouillante certes mais c'est bien toi quand même qui tiens le crachoir tant à l'Assemblée que sur les plateaux télé, et on ne te force pas que je sache. Donc si il y a censure, je lui dis MERCI, ça laisse supposer qu'on pourrait t'entendre encore plus, et là, non sans façon.

« Vous diviser » : Non mais tu n'entends pas que même dans VOS rangs, ça craque, ça n'en peut plus, que ça dissidente à cause de toi et de tes amies Autain, Desbureaux etc ? Et si je te dis que mes amis, fervents FI, montent au créneau pour arrêter tes délires, réponds-moi, Daniele, qui « divise ?

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« Audacter calomniare semper aliquid haere »


Là Madame nous joue l'air de la calomnie. Bien sûr. C'est très adapté, alors que l'indignation part de ses discours eux-mêmes, tenus publiquement, et sur lesquels aucune ambiguïté ne subsiste !!!! Continuons :

Mercredi 11 octobre dernier, l’Assemblée nationale a adopté en seconde lecture le projet de loi «renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme ». Ce texte est critiqué depuis plusieurs mois par l’ensemble des organisations de défense des droits humains (Ligue des droits de l’Homme, Amnesty International, Human Right Watch, ONU…) et de nombreuses associations de magistrat·e·s, d’avocat·e·s, de citoyen·ne·s...

Ah là, si il y a l'ONU et la LDH, ça ne rigole plus !!!! On parle bien de la LDH qui considère que la burqa est une liberté individuelle fondamentale, les menus sans porc la moindre des choses, les lois française «islamophobes» etc etc etc ?
De l'ONU qui, de tous les conflits du monde ne retient QUE Israël-Palestine et y consacre 90% de ses «résolutions»
De l'ONU qui mandate sans rire l'Arabie saoudite aux Droits de la Femmes et tente le Qatar à l'Unesco, cet ONU là ? C'est CA tes références ????


«parce qu’il fait reculer l’Etat de droit et les libertés démocratiques, parce qu’il passe à côté de ce qu’il faudrait faire pour prévenir efficacement les actes de terrorisme, parce qu’il participe à la stigmatisation de nombreux secteurs de la population. Raisons pour lesquelles le groupe parlementaire de la France insoumise s’y est opposé tout en soumettant des propositions alternatives (voir, entre autres, ici et les interventions argumentées d’Ugo Bernalicis et les miennes sur le sujet).»

Là c'est marrant par contre, car pour faire «reculer les actes de terrorisme» encore faudrait-il être capable de nommer les choses et les causes et que, pardon hein, mais la FI ne semble pas être vraiment sur le coup, là. On attend encore l'orthophoniste qui arrivera à faire prononcer « is-la-mis-me » à Mélenchon. Et puis quand on sait «ce qu'il faut faire pour», on se débrouille pour être élu, on ne joue pas l'acte manqué car l'opposition de salon, confortable, à 15, ah éternels opposants entretenus par la République, comme c'est pratique..

«Mais de tout cela, le grand public, les citoyen·ne·s n’en sauront rien. En tous cas pas par la voix des principaux grands media. L’important débat national qu’il aurait fallu avoir sur un sujet aussi sérieux et sensible n’aura malheureusement eu lieu ni à l’Assemblée nationale, ni dans le reste de la société»

Là d'accord (comme quoi tout arrive). Mais ...la faute à qui ????? Alors oui bien sûr Jupiter n'est pas vraiment dans le dialogue, ça on a compris, mais que penser de ceux qui occupent le terrain médiatique avec des histoires de cravates, de drapeau, d'emportements langagiers aussi malvenus que créateurs de buzz ??? Et c'est bien toi la fille qui vient à l'Assemblée la bible à la main, ce que même Boutin n'avait pas osé faire, qui joue la provocation ??? Pour venir ensuite se plaindre avec des airs de chattemite qu'on ne parle pas des vrais sujets ???? Tartuffes, va !

« Il y avait pourtant matière à débattre. Comme par exemple sur la trentaine d’amendements portés par le groupe de la France insoumise en faveur  du renforcement des moyens des services de police, de justice, de renseignement et de douanes ; d’un meilleur encadrement des contrôles d’identité pour prévenir les excès ; d’une lutte plus déterminée contre les individus, entreprises et Etats qui soutiennent financièrement les organisations terroristes, ainsi que contre les paradis fiscaux par où transite cet argent sale…Tous ces amendements ont été accueillis, au mieux par un silence gêné de la part de la majorité nos collègues parlementaires, au pire par d’infâmes insinuations proférées par la frange la plus «radicalisée» de la droite, d’«En marche» et de ces olibrius en mal de légitimité et habitués des coups de menton permanents, sous les applaudissements de l’extrême-droite. »

Et bien il faudrait peut-être parler de ces amendement sur les plateaux télé plutôt que du «sexisme » des chauffeurs de bus, non ? Et un «meilleur encadrement des contrôle d'identité » (concrètement ça veut dire se forcer à faire des contrôle de «blancs» quand on recherche des terroristes marocains en fuite), pas sûr que ça aide contre le terrorisme. Quant à critiquer les «coups de menton», de la part du clan Mélenchon, là, c'est à mourir de rire.

«Le travail d’information médiatique n’aura lui non plus pas été à la hauteur des enjeux. Le rejet par les député·e·s de la majorité des arguments de toutes les organisations des droits humains sur le caractère liberticide de cette loi ou de tous les amendements visant à mener une lutte globale pour prévenir les actes de terrorisme ne suscite quasiment aucun questionnement appuyé. Par contre, quand je tente d’expliquer en réponse à la question d’une journaliste que le comportement du désormais fameux chauffeur de bus qui refuse de prendre son service après une femme est bien évidemment sexiste et doit être sanctionné par sa direction, mais que cela n’a rien à voir avec la loi actuellement en débat car ce n’est pas forcément « le » signe d’une « radicalisation » pouvant mener à la commission d’actes de terrorisme et qui justifierait d’être fiché « S », de voir son domicile perquisitionné, d’être assigné à résidence, de porter un bracelet électronique, etc., on assiste aussitôt à un emballement caricatural où amalgames et raccourcis tiennent lieu d’analyses politiques pour tout ce petit monde toujours si prompt à user et abuser de concepts imprécis comme arguments d’autorité»

Donc tu persistes ?
A qualifier de simple sexisme une attitude dont tout le monde sauf toi apparemment connaît l'assise religieuse bien spécifique ? Dont tous les spécialistes (car oui il y a des gens sérieux qui travaillent sur la radicalisation et je ne parle pas de Collomb hein, on a dit "sérieux", des gens qui travaillent de façon rigoureuse voire scientifique, une députée devrait savoir cela) s'accordent à dire que précisément c'est non pas LE signe mais UN signe qui doit alerter sur une radicalisation en cours.
Tu persistes dans la mauvaise foi et le sophisme qui consiste à prétendre qu'on propose une perquisition et un bracelet électronique pour le gars en question ?
Tu persistes à prétendre que tu as dit qu'il devait être sanctionné alors qu'en fait tu t'es juste défaussée derrière la direction de le RATP. Remarque, tu es à bonne école, le «boss» aussi essaie de nous faire croire, entre deux éructations et contre toutes les preuves enregistrées, qu'il a appelé à voter contre le Pen dès le soir de l'élection. On n'est donc pas à ça près dans l'approximation pour ne pas dire mensonge éhonté.

« Emballement que ne susciteront d’ailleurs pas, une semaine plus tard, les propos du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb quand il répond à côté de la même question que lui pose la même journaliste dans la même émission, et qu’il finit par réfuter l’idée qu’on pourrait se baser sur « un signe » pour constater un processus de radicalisation pouvant mener à la commission d’actes de terrorisme.

« Une mise au point s’impose. Ni le terme de radicalisation ni aucun de ses dérivés n’est employé car il ne s’agit pas d’un concept scientifique rigoureux. « Radicalité » est devenu un mot fourre-tout pour désigner vaguement ce qui est perçu comme une menace non maîtrisée et un label hasardeux des politiques publiques dans un contexte de montée de la violence djihadiste depuis les attentats commis en France par Mohammed Merah en 2012. » Ces propos sont ceux d’Antoine Jardin, chercheur au CNRS associé à l’enquête de 2016 de l’Ifop et de l’Institut Montaigne sur l’Islam français, dans une tribune parue dans les colonnes du Monde en septembre 2016. Philippe Blanchet, professeur de sociolinguistique, parle, quant à lui, d’ « un terme ambigu, aux sous-entendus hypocrites et aux conséquences dangereuses » dans son ouvrage Les Mots piégés de la politique paru en mai 2017 aux éditions Textuels. Les traitera-t-on eux aussi d’« islamo-gauchistes », les accusera-t-on de « complaisance à l’égard de l’islam politique » voire de complicité avec les terroristes ? »

Alors là je t'arrête !
1- Déformation du propos à nouveau, personne ne parle de UN signe
2- Personne ne prend au sérieux G.Collomb quand on parle de terrorisme, il y a clairement la même erreur de casting pour Collomb à l'intérieur que pour toi députée, soyons clairs. Par ailleurs même lui, dans son discours de présentation de la loi anti-terroriste, a parlé de signes avérés de radicalisation.
3- Toi comme lui n'avez pas les bonnes lectures et puisque tu parles de Merah ça tombe bien, tu devrais lire le livre de son frère qui t'expliquerait très bien lui les processus de radicalisation sur base RELIGIEUSE, oui, ISLAMISTE, ouh là, blasphème je sais, électorat toussa....

« Bien sûr que non. Ces qualificatifs insultants ne sont réservés qu’aux député·e·s de la France insoumise et en particulier à celle qui, par sa singularité de femme politique noire et insoumise, insupporte au plus haut point les tenant·e·s du système. En lieu et place d’une discussion informée et argumentée autour des processus qui peuvent mener une personne à commettre des actes de terrorisme – et dont tou·te·s les spécialistes s’accordent à dire qu’ils sont complexes et multifactoriels – toute une série d’irresponsables politiques et médiatiques auront préféré faire le procès en illégitimité et en dangerosité de Danièle Obono et de la France insoumise pour mieux parasiter notre message et rendre inaudible nos propositions. Il n’en fallait pas plus comme signal de ralliement à toute la lie raciste, sexiste et xénophobe si décomplexée depuis ces dernières années pour se lancer dans une nouvelle vague d’attaques, d’insultes et même de menaces à tout va, après la séquence de juin dernier. (Et pour celles et ceux qui douteraient du caractère raciste et sexiste d’une bonne partie des attaques dont j’ai fait l’objet, je vous invite à faire une recherche avec mon nom sur les différents réseaux sociaux depuis le mois de juin). »

Ah, nous y voilà ! Le procédé Belkacem TM lol ! J'explique le principe : je raconte n'importe quoi, je provoque, je dis des conneries et quand ça s'indigne, je sors ma carte magique (moi aussi j'ai joué au «mille bornes»), hop, «femme, noire, arabe, racisme, fake news, fachosphère» fermez le ban. Et tu penses que ça va passer crème. Soyons clairs, Comme dans chaque cas il y a évidemment des fachos AUSSI qui rentrent dans la danse, les utiliser comme paravent pour ne pas aborder le fond, ne pas entendre les critiques fondées, ne pas se remettre en cause et penser qu'on va faire taire tout le monde avec ça, c'est pratique mais ça finit par se voir.
Et bien, non Danièle, désolée, je te retourne ta petite introduction « Et bien non, mesdames et messieurs les censeurs, vous ne nous, vous ne me ferez ni taire ni marcher au pas « , et je peux t'assurer que, nous les fâchés pas fachos, on a aussi la tête dure et que chez nous aussi les graines germent.

« Ces attaques ne paraissant pas suffisantes pour nous réduire au silence, et comme pour répondre à l’appel du torchon d’extrême-droite Minute dont la Une de la semaine arborait ma photo avec l’apostrophe « Mais qu’on la fasse taire, bordel ! », une nouvelle charge a été lancée contre ma personne, et à travers elle la France insoumise, pour faire peser sur nous le soupçon d’antisémitisme. En cause : un court passage d’un texte que j’ai écrit le 11 janvier 2015 et où j’interroge mon propre engagement politique et le bilan de cette gauche à laquelle je pensais appartenir sous le coup du traumatisme des attentats terroristes qui s’étaient produits quelques jours auparavant. Dans ce passage, allègrement tronqué, je déplore notamment l’attitude d’une certaine gauche dans sa défense de la liberté d’expression, qui fluctue souvent en fonction de l’identité des personnes visées, en citant l’exemple du sinistre Dieudonné M’bala M’bala. Là où je pointais la faute politique d’une censure étatique qui alimente l’accusation d’un « deux poids, deux mesures » quand il s’agit de réagir à des propos racistes, de zélé·e·s commentateur·trice·s se sont autorisé·e·s à m’attribuer de la complaisance ou des accointances avec cette crapule d’extrême droite antisémite. En prenant toujours le soin, pour les plus malins et malignes d’entre elles et eux, de le citer abondamment et même de notifier ses comptes sur les réseaux sociaux, histoire de bien s’assurer qu’il profite, en bon opportuniste qu’il est, de la publicité gratuite qui lui est ainsi complaisamment faite, ce qui n’a pas manqué d’arriver. »

Alors là, comment te dire ? J'ai lu, personnellement, tes textes de janvier 2015 et suivants, TOUS tes textes. Et si j'étais toi, franchement, j'essaierais de les faire oublier et non de les faire passer pour ce qu'ils ne sont pas, maintenant que ça chauffe un peu.
Parce que dire publiquement, après un massacre de libres penseurs que le problème c'est l'islamophobie, rien que ça.....tu as de la chance qu'on soit des démocrates, des vrais, et qu'on entend convaincre, nous, et pas décimer nos opposants... 
Quant au «deux poids deux mesures» à propos de mr M'bala M'bala qui est le fait d'habitude de gens peu éduqués qui n'ont aucune connaissance réelle des lois encadrant la liberté d'expression en France, le retrouver dans la bouche d'une future députée dans un parallèle du plus mauvais goût laisse pantois.
Essayer d'inverser les responsabilités en prétendant que dénoncer est lui faire de la publicité, moyen aussi.
Et non, Danièle, on ne vise pas la FI à travers toi, moi c'est toi que je vise très précisément, pour tous ces positionnements ambigus, ces raisonnements tortueux, ces sophismes manipulateurs qui, accumulés, font que le doute est de moins en moins permis.

« Les mêmes n’avaient pourtant pas proféré de pareilles inepties lorsque la Ligue des droits de l’Homme a pris position contre l’interdiction par le Conseil d’Etat du spectacle de ce mauvais drôle en 2014... L’organisation de défense des droits humains expliquait notamment que : « En faisant prévaloir la décision administrative d’interdiction sur la règle du droit garante de la liberté d’expression et du jugement sur le fait constaté, la décision du Juge des référés du Conseil d’Etat introduit un précédent porteur de risques de dérives dans le fonctionnement de notre démocratie. […] Ce qui est sûr, c’est que le battage médiatique suscité sur cette affaire par la circulaire et par ses suites juridiques, a donné à M. M’Bala M’Bala et à ses propos une insolente publicité, lui conférant au surplus un rôle de victime, là où une poursuite sans faille des condamnations pénales déjà prononcées ou en cours d’examen auraient certainement eu plus d’effets. Car, à n’en pas douter, ce n’est pas cette interdiction qui arrêtera ledit personnage de véhiculer ses propos haineux habillés d’emballage humoristique. Encore une fois, ces propos sont condamnables et sanctionnables par la loi […]. A la peine d’emprisonnement, peuvent se substituer des interdictions d’exercice d’une activité professionnelle ou d’apparition dans des lieux ou catégories de lieux où l’infraction a été commise. Autrement dit, tout en respectant la règle de droit fondamental, il aurait été possible depuis plusieurs mois déjà de privilégier une accentuation des sanctions pénales prononcées à l’encontre de M. M’Bala M’Bala en laissant la justice faire son travail plutôt que de recourir à une mesure d’exception qui crée un risque de dérive par laquelle le régime d’exception se substitue à la règle fondamentale du droit et au travail judiciaire. » (« Le piège Dieudonné : rappel des positions de la LDH », 13 janvier 2014)

Mais là encore, il ne s’agit pas vraiment pour nos détracteurs et détractrices d’avoir un débat de fond sur les meilleurs moyens pour lutter contre l’antisémitisme et toutes les autres formes de racisme. Ni d’ailleurs d’engager une réflexion sérieuse sur l’intérêt théorique et pratique des analyses du courant des études postcoloniales (comme le font par exemple cet article de la revue Sciences humaines ou ce dossier du site « La vie des idées ») lorsque les mêmes agitent comme un épouvantail le Parti des indigènes de la République avec lequel elles et ils m’attribuent des « proximités ». Non. Il s’agit d’empêcher la réflexion et la discussion en réduisant la diversité et la richesse des débats du mouvement anti-raciste aux positions, par ailleurs contestables et souvent vivement contestées, de l’une de ses micro-composantes. Le but n’est pas la recherche commune et sincère d’un sens aux mots et aux choses pour non seulement mieux s’écouter mais aussi s’entendre, à défaut de parvenir à se mettre d’accord. Ni d’élaborer, à partir de nos conditions, de nos perceptions, de nos expériences particulières, les outils et moyens d’une lutte commune contre l’oppression et l’exploitation. Non. L’objectif est plutôt de discréditer, délégitimer et faire taire toutes les voix, dissidentes et dissonantes, qui remettent un tant soit peu en cause, de manière sensée et argumentée, le statu quo, l’ordre dominant, sous toutes ses formes. Pour ces gens-là, chercher à comprendre pour agir plus efficacement ce serait déjà s’impliquer, comme lorsque l’ex-premier ministre Valls disait que « expliquer c’est déjà vouloir un peu excuser ». « A mort l’intelligence, vive la mort ! » clamaient d’autres… »

Là soyons clairs chère Danièle, on ne «t'attribue» pas des proximités.
Ce n'est pas nous qui avons partagé sur tes différents blogs ton admiration pour la prose de Me Bouteldja, ou son avis concernant les lois «islamophobes» de 2004 et 2010, ce n'est pas nous qui avons sur ce même blog pleuré pour Dieudonné et pas pour Charlie !
C'est bien toi qui soutiens "Nique la France" au nom de la liberté d'expression mais trouve Charlie "raciste"
C'est bien toi que j'ai entendue soutenir sans rougir et à peine élue que le harcèlement de rue était grosso modo le même à Neuilly qu'à la Chapelle, ce n'est donc pas nous qui discréditons le «combat antiraciste» ou qui refusons le débat de fond «sincère».

Quand aux propos de Manuel Valls, il me semble que c'est bien toi qui reprochais les citations «hors-contexte» en vue de discréditer, non ? Faites de ce que je dis....

« Et bien non, mesdames et messieurs les censeurs, vous ne nous, vous ne me ferez ni taire ni marcher au pas ! Vous êtes peut-être momentanément parvenu·e·s à affaiblir le débat démocratique en alimentant l’infect climat de peur, de suspicion et de haine qui s’est installé depuis trop d’années. Vous avez voulu nous enterrer, vous ne saviez pas que nous étions des graines. Vous avez essayé de nous diviser mais vous ne vous rendiez pas compte à quel point nous sommes des « têtes dures ». Vous n’avez au final fait que renforcer notre détermination à continuer à argumenter, débattre et convaincre de nos idées (ici, ou encore ), et à défendre, en principes et en actes, la devise de notre République : liberté, égalité, fraternité. »

Ouh là les grand mots « l'affaiblissement du débat démocratique ». et « l'infect climat » blablabla Je repense au comportement et aux termes de Mélenchon cette semaine, qui ont tellement participé, eux, à l'élévation du débat démocratique et je me demande si on doit rire ou pleurer .

Voilà Danièle, je vais te dire une chose pour finir : si vraiment tu as évolué, si tu commences à «habiter la fonction» comme on dit, on n'est pas chiens (ni sous-chiens), on est prêts à entendre et même pour tout dire on serait ravis, on est prêts, nous, au débat de fond etc.
Mais dis-le, dis que le massacre de Charlie est une abomination, dis que tu penses profondément que Dieudonné est un sale type, dis que tu t'es fourvoyée sur le PIR, dis que parler d'islamophobie début janvier 2015 c'était ...une erreur, dis que la France est un chouette pays quand même, où on peut devenir député 7 ans après avoir été naturalisé..... Et on pourra causer.
Tant que tu le prends sur ce ton, que tu nous fais de la sémantique et de la leçon politicienne, bref que tu nous prends, soyons clairs, pour des cons, ça sera la guerre. Et que tu sois femme et noire ne m'empêchera pas, à toi comme aux autres, tous partis confondus, de te dire le fond de ma pensée, sois-en sûre.

Date de dernière mise à jour : 18/10/2017

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