Feiza Ben Mohamed

 

Feiza Ben Mohamed se présente dans la 5ème circonscription, sans étiquette, avec pour suppléant Smail Jebali.

Sans étiquette ? Elle a eu pourtant des accointances avérées avec divers groupes.

Tout d'abord avec la FMS, Fédération des Musulmans du Sud, dont elle était la porte parole il y a encore quelques mois. Son candidat suppléant, Smail Jebali, en est d'ailleurs toujours le porte-parole. Il s'agit donc d'un départ en demi-teinte.

La première sortie de la FMS, en octobre 2015, fut remarquée par cette « Lettre à France » dont nous vous recommandons la lecture ici : https://www.facebook.com/fmsasso/posts/906431156103178:0
Bel exemple de victimisation et de culpabilisation de la France, quelques mois après Charlie.

David Nakache, ancien membre du PS 06, créateur de l'association «Tous citoyens ! » lui avait remarquablement répondu. Mais, curieusement, il s'est très vite rapproché de la FMS et de sa porte parole pour qu'elle fasse partie de sa plateforme citoyenne. Elle fut d'ailleurs invitée à leur premier café débat « les jeunes et l'islam en France » en tant qu'intervenante. Elle n'a pas hésité à évoquer la loi de 2004 sur l'interdiction du voile à l'école, parlant de « double peine » pour ces jeunes filles qui ne pouvaient plus aller en cours.

La FMS, apparue dans la région il n'y a même pas deux ans, s'est déjà illustrée en faisant venir Tariq Ramadan à Carros en 2016 : http://www.nicematin.com/…/si-vous-navez-rien-suivi-a-la-po…

Elle avait aussi organisé la venue de Hani Ramadan (captures d'écran).

Il y a eu ensuite l'attentat du 14 juillet, et, à peine quelques jours après, cette video à laquelle elle a collaboré avec Yasser Louati, ancien directeur du CCIF, Comité Contre l'Islamophobie en France. Nous vous recommandons vivement de la visionner (7mn50) : https://radicalcinema.org/fr/20160730120831/

Dans ce « documentaire » sur l’attentat du 14 juillet à Nice, seules sont évoquées les victimes musulmanes, ou supposées telles de par leur patronyme. Daesh n'y est pas nommé une seule fois. En revanche l'Etat français et les niçois sont considérés comme coupables, ou comment transformer les victimes en bourreaux. Yasser Louati décrit Nice en ces termes : «ville où le racisme est totalement normalisé ». Feïza Ben Mohamed parle de «terre blanche », comme Yasser Louati, qui écrit en présentation dans le blog de Mediapart du 28/07/16 : « la France blanche (...) a encore une fois ignoré sa partie musulmane » ou « la haine de l’arabe et du musulman tellement ancrée à Nice que plusieurs niçois se réjouissent de la mort de musulmans ». Haine et fracture entre les citoyens sont ainsi assénés à une population encore sous le choc de l’attentat.

Si vous cliquez sur le lien de la video, vous pourrez lire le texte du réalisateur du documentaire dans lequel il met en doute la responsabilité de Daesh dans l’attentat : « (…) attribuable sans doute à la situation désespérante d’un homme désespéré, intellectuellement désarmé et dopé à l’idéologie de guerre commune à Daesh et aux puissances occidentales(…) »

Quelques jours après, dès le mois d'août, il y a eu l'affaire du burkini. Feiza Ben Mohamed s'est épanouie dans la presse, ce qui lui a permis de se faire connaître en défendant corps et âme le port du burkini qu'elle présente comme un libre choix des femmes. Mais selon elle, les femmes sont "libres" de se couvrir, mais pas égales aux hommes. La conversation ci-dessous en capture d'écran va vous éclairer sur va vision du féminisme qu'elle qualifie d « idéologie ». Elle y affirme qu'elle n'est ni féministe, ni pour l'égalité femmes/hommes.

Elle s'est aussi affichée en 2016 sur sa page facebook avec l'écharpe tricolore, ce qui est interdit par la loi. Elle s'est fait rappeler à l'ordre par plusieurs journalistes, et a fini par faire disparaitre cette photo. Vous la trouverez ci-dessous.

Cette candidate se présente donc sans étiquette. Pas de surprise dans son programme. Concernant la lutte contre le terrorisme, il n'est bien entendu pas question d'islamisme, mais uniquement de s'attaquer aux causes, qui seraient dues, encore une fois, uniquement à la France. Le « dialogue inter-religieux » est bien sûr prôné, et, là encore, nulle part on ne trouvera le terme de laïcité.

Dans le Nice-Matin du 04/06/17, elle n'emploie plus le terme d'islamophobie, mais préfère parler d' « islamopathie » du politique. Un nouveau terme est né ! Elle réclame des mesures spéciales pour les musulmans, séparant ainsi les musulmans de tous les citoyens.

Enfin, récemment sur Tweeter, on a pu lire une certaine sympathie pour Erdogan, qui, comme on le voit sur la photo, est forcément quelqu'un de bien puisqu'il aime les enfants, et « ça, ça n'a pas de prix ».

Ne nous méprenons pas : au fil des mois, le langage s'est policé, mais ce sont bien toujours les mêmes idées communautaristes à l’œuvre.

L’image contient peut-être : 1 personne, debout
L’image contient peut-être : 1 personne, sourit, texte
L’image contient peut-être : océan et texte
L’image contient peut-être : texte

Ajouter un commentaire