9 décembre 2017

Forum laïque.org / 9 décembre 2017
 
le Forum Laïque et les associations "LaïcArt"," Esprit Laïque"," l'UFAL"," Laïcité30" ,"Laïcité06", "Le Cercle Ferdinand Buisson" souhaitent à la République un anniversaire lumineux en l'honneur d'une des lois les plus importantes de son histoire.
 
La loi du 9 décembre 1905 dite "loi de séparation des églises et de l'État"
Cette loi établit une séparation stricte de l'Etat et des églises.
 

 

1)L'État

L'État ,c'est l'ensemble des pouvoirs régaliens dont dispose la République pour fonctionner. Ainsi que l'ensemble des bâtiments qui accueillent le pouvoir!

Par extension, la totalité des personnes chargées de faire fonctionner le pouvoir est soumise à cette séparation. Les fonctionnaires fonctionnent et sont donc laïques pendant leur temps de fonctionnement.

Le statut des élus est différent. Ils sont une extension des citoyens qui les ont élus. Ils ne sont donc pas soumis à la séparation et peuvent donc témoigner de leurs croyances ou a-croyances. C'est une liberté inclue dans la loi de 1905, pour tous les citoyens! Et donc par extension aux élus.

L'exécutif est soumis à la loi de 1905 pour des raisons de constitution de l'état.
La constitution dit" la France est une République laïque, sociale, une et indivisible!"
L'exécutif étant le garant des institutions, il se doit d'être laïque !

2) Les églises

Le terme "Les églises" englobe l'ensemble des cultes et les bâtiments les recevant. Aucune religion n'est mentionnée dans le texte qui définit "la laïcité. C' est très important. En fait, l'état ne reconnaissant aucun culte, mentionner une religion rendait caduque le texte. Par extension, on peut donc admettre que les cultes constitués d'avant la loi de 1905, ou ceux que l'inconscient collectif qualifie de "nouveaux cultes en France" rentrent tous dans le champ de la loi.

D'autant que la loi française est rigoureuse. La constitution impose à tous l 'indivision. Il n'est donc pas admis que des lois s'appliquent ou ne s’appliquent pas à une partie de la population. C'est le principe d'égalité. Chacun est donc égal devant la loi et cela vaut par définition à toutes les formes de cultes!

Il n'y a donc pas de catégories ou d'échelles d'irresponsabilité face à la loi. Tous les cultes doivent être soumis à la loi!

3) Consciences

Seules les consciences sont libres. Elles sont une individualité de pensée. Elles sont liées ou non à un dogme, et peuvent s’exprimer librement.
En aucun cas, les consciences ne sont tenues de parler au nom du culte, puisque le culte lui doit se soumettre à la loi. Ainsi la foi peut s'exprimer librement vers les autres citoyens, ou vers le culte.

La promotion du culte par le croyant, relève du prosélytisme et peut être considéré comme une contrainte par les citoyens, une agression à sa propre conscience... Une intrusion dans sa liberté de parler ou non de sa foi ou de sa non foi! Alors que d'exprimer sa foi laisse le choix aux citoyens d'entendre ou non l'expression de la conscience croyante!

4) Séparation

Afin de ne pas laisser de passage entre l'état et le culte, le législateur a tenu à séparer. Pas à neutraliser!
Le culte n'est pas interdit mais doit respecter quelques règles simples.


 La plus importante de toutes, est de respecter les consciences même si elles sont différentes de sa propre conscience.


Le culte n'a pas vocation à interagir pour diviser la population en politisant son discours et en forçant la société. Et ne doit pas tenter de percer dans les institutions de l'état...
En contrepartie l'état ne gère pas l’exercice du culte et ne regarde pas, ni ne juge ce qui se dit dans les bâtiments cultuels. Sauf à tenir des discours haineux ou en contravention avec la loi, toutes les lois, pas seulement la loi de 1905.

5) Laïcité

La loi de 1905 est un diamant de libertés individuelles.

Elle permet de protéger les consciences du culte comme de l'État.

Inscrite comme principe constitutionnel dans le rappel "la République est laïque", cette loi cadre l'ensemble des décisions législatives et exécutives. Tout ce qui se fait en France au point de vue législatif, ne peut être en opposition avec la loi de 1905 ...et ce depuis 1946!
La période précédente étant justement le contre-exemple de ce qui arrive si on s'éloigne de la liberté de conscience.

Les lois portant statut du juif étant par définition un viol de l'esprit de 1905!

En conclusion

Sans cette loi, le déséquilibre des droits à la conscience mettrait en péril l'unité nationale, et la propension des cultes à l’expansion amènerait à une bataille des consciences, obligeant l'État à prendre parti envers l'un ou l'autre des cultes. L'État serait donc tenu de reconnaître les cultes constitués et de gérer les cultes.

Dans le meilleur des cas, l'oecuménisme sera la règle, mais le communautarisme divisera la population. Mais de mémoire d'homme il n y a jamais eu de coexistence pacifique avec des religions impérialistes et prosélytes.....jamais!!


L'oecumenisme se pratique entre croyants, jamais avec l'athéisme. L' a-croyance est une conscience comme les autres. Mais il s'agit d'une conscience non prosélyte et non organisée en corps intermédiaire.

 Ce mélange de conceptions et le manque de pédagogie sémantique de cette loi , soumise à l'interprétation de sociologues,pseudo humanistes, ou adjectiveurs en tout genre, et face aux attaques répétées et répétitives des religions constituées en puissances politiques à visée sociétale aménent le citoyen à taire son adhesion à ce qui constitue la base la plus solide de la constitution.

Ce n'est pas à nous de dire la loi!

Mais à l'état, maître chez lui, garant des libertés, des consciences, de la laïcité !

Profitons de ce 9 décembre 2017, pour informer et répéter que ce texte est moderne et adapté aux défis actuels si on n'en tord pas les mots pour le diminuer.

 
 

Date de dernière mise à jour : 08/12/2017

Commentaires

  • Olgarat
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  • Mr Bienfait Yves
    Certains prétendent que seul l’Etat serait tenu à respecter la Laïcité en se préservant de toute collusion avec les religions. Et que, par contre, les individus ne seraient concernés par la laïcité qu’en ce qu’elle leur garantirait une totale liberté d’expression religieuse sans restriction, et sans plus d’obligation personnelle : La laïcité n’imposerait ainsi aucun devoir moral aux citoyens ? La loi étant présupposée suffisante en soi pour cadrer les dérives “délinquantes” éventuelles.

    Pour savoir ce qu’il en est, il faut ré-intérroger les textes.

    IDEE RECUE N°1 :
    La laïcité serait la loi de 1905

    La loi de 1905 ne prononce jamais le mot laïque, mais est pourtant considérée comme la pierre angulaire de la laïcité. Il est ainsi difficile de définir précisément ce qui relève ou non de la laïcité dans la loi, puisque parfois rien n’est vraiment explicite dans les termes juridiques à ce sujet.
    Aussi, la loi sur l’interdit de port de signes religieux ostensibles dans les établissements scolaire, ou sur l’interdit de dissimulation du visage dans l’espace public (en autre voile intégral) ne font pas partie de la loi de 1905, mais sont soit désignée explicitement laïque, soit sans aucune mention particulière.

    Mais pourquoi les lois ne se désignent-elles pas plus souvent explicitement laïques quand c’est le cas ?
    Eh bien, simplement parce que la laïcité vise accessoirement la non discrimination des consciences, et la loi tend ainsi à ne pas différencier les opinions “ordinaires” des opinions “religieuses”, les groupes de pression religieux des autres groupes de pressions idéologiques (athées ou autres). La loi ne donne ainsi pas l’impression de légiférer pour ou contre les religions, dont elle doit garantir la liberté d’expression et de culte tout en restant neutre.

    On serait tenté de s’en référer à la définition étymologique originelle de la laïcité : Un laïc est un non écclésiastique. Serait ainsi laïque tout ce qui serait en dehors des institutions religieuses.
    Ou encore s’en référer à la définition de Ferdinant Buisson qui le premier utilisa le terme politiquement pour l’enseignement : C’est à dire la séparation de l’Eglise et de l’Etat stricto sensu. Mais voila, même si Mr Buisson participa activement à la loi de 1905, il ne fut pas le seul rédacteur, et la mise en forme de la loi dérogea au cadre de sa 1ère définition. Mais surtout si le terme “laïcité” fut tardif, ses principes furent posés d’emblée dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen en 1789, alors que le terme n’existait même pas.
    Ainsi l’article 10 de la Déclaration des Droits de l’H. dit : “ Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi", Quasiment copié collé dans l”article 1 de la loi de 1905 : "La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public" D’où il ressort clairement que les principes laïques étaient déjà presents dès 1789.
    Elle est ainsi centrale dans la définition d’un concept laïque ; Les lois , décrets et autres circulaires d’application, codes de santé publique et autres administrations policières ou éducatives sont aussi légions, mais en tant que déclinaisons de ses principes déterminés en amont.

    IDEE RECUE N°2 :
    La laïcité ça ne concerne que la Religion

    Alors, on serait tenté de définir la laïcité comme tout ce qui relève des relations entre citoyens, cultes, et Etat dans la loi. Mais c’est plus subtil. Car pour ne pas stigmatiser le religieux dans la loi, elle englobe le plus souvent les opinions religieuses dans le concept plus global d’opinion (ordinaire ou politique). D’abord l’athéisme (rationalisme, etc.) peut ainsi être traité à égalité des religions, mais aussi les opinions politiques. La charte de la laïcité à l’école précise ainsi que les signes politiques y sont tout aussi proscrits, et d’ailleurs on voit mal un fonctionnaire arborer un tee-shirt FN, Communiste, LR ou Anarchiste au travail, La neutralité d’opinion de l’Etat et ses représentants ne se limite ainsi pas qu’à la religion.
    Ainsi l’art. 3 de la Déclaration des doits de l’H. il est précisé : “Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.” Nul corps fait évidemment aussi référence aux religions, mais on pourrait tout aussi bien dire les lobbyistes de tout poil, voir même les partis politiques.
    Ainsi l’art. 12 stipule que “La garantie des droits de l’Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée. Ainsi, même si les partis politiques sont élus sur leur programe, leur mise en oeuvre se doit d’être dans l’intérêt commun, et non l’intérêt des partis au pouvoir et de leurs protégés exclusifs (un clan ne gagne pas sur l’autre en démocratie laïque, mais est jugé plus apte à gérer le bien commun). Comment dire ? Certes les libéraux peuvent prétendre faire une politique favorable aux entrepreneurs, mais uniquement s’ils donnent à penser que celà est bon pour tous et non au profit exclusif de leurs idées et protégés. En gros un Parti Chrétien, Musulman, Patronal, ou des Travailleurs, ne vaut que s’il s’engage à ne pas s’occuper que de ses ouailles et intérêts, mais de tous également, en tous cas ne léser qu’un minimum de gens dans toute la mesure du possible (et les dédomager le cas échéant : Construction d’une autoroute ou autres projets collectifs).
    La laïcité peut donc être comprise comme un instrument contre les dérives de pouvoir communautaristes hégémoniques d’un ou plusieurs groupes d’opinion ou de personnes sur les autres : Les communautés religieuses n’y étant que des avatars. L’individu citoyen est au centre des délégations de pouvoirs, et non point des clans à s’imposer par leur réseaux d’influence à leur visées exclusives.

    IDEE RECUE N°3 :
    Il y a les lois d’inspiration laïque d’un coté et les lois ordinaires de l’autre.

    Certains prétendent ainsi qu’il n’y a que la Séparation de l’Eglise et l’Etat dans la laïcité, mais que rien d’autre dans la loi ne serait à priori laïque, puisque la loi s’applique à tous sans distingo religieux.
    Ainsi, la pénalisation du meurtre n’aurait que faire du motif (religieux ou pas). L’interdit des sacrifices cultuels humains seraient englobés dans l’interdit général, et ne serait ainsi pas une limite (laïque) à l’expression de la foi (des aztèques, djihadistes ou inquisiteurs), mais relèverait de la simple mise en oeuvre de la loi ordinaire.
    Ce qui revient un peu à inverser les choses : Puisqu’à contrario traiter tout le monde pareillement en dépit de leurs opinions, c’est justement ça la laïcité, toute loi serait ainsi a priori d’inspiration laïque (non discriminative).
    Aussi, comment dire ? Pour que la loi ordinaire s’applique en dépit des libertés religieuses en cas de litige, encore faut-il que la loi institue sa préminence sur les libertés religieuses (d’opinions), et non l’inverse. C’est évident penserez vous : non point ! Ainsi si on instituait que la liberté d’opinion et d’expression, comprise religieuse, était plus sacrée que la loi, alors tout acte d’inspiration religieuse, ou idéologique, ne pourait être condamné au motif du respect des libertés inaliénables de l’expression des opinions.
    D’où les textes fondateurs affirment clairement que la loi prévaut sur les libertés fondammentales d’expression de ses opinions (comprises religieuses). Ainsi les art. 10 et 11 de la Décclaration des Droits de l’H. (incluse dans la constitution) stipulent : “Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi.” et “La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la Loi.
    D’où donc le respect des libertés fondamentales d’expression de ses opinions, comprises religieuses, ne sont pas intrinsèquement absolues, mais inféodées aux limites de la loi qui prévaut toujours sur elles : Principes de pééminences de la loi sur les droits (compris religieux) réitérés régulirement dans les textes fondateurs.

    IDEE RECUE N°4 :
    La laïcité n’imposerait aucun comportement laïque aux individus
    (libres d’exprimer leurs convictions, dans toutes leurs dimentions, comme bon leur enseigne leur préceptes)
    Nous avons déjà vu que non : l’exercice des libertés fondamentales n’étaient pas absolu, mais subordonnées aux lois ordinaires. Mais en plus certaines dispositions légales concernant les comportements individuels sont explicitement laïques. C’est à dire impose la même neutralité personnelle, à l’instar de l’Etat, à l’égard de tout citoyen en dépit de leurs opinions ou non.
    L’Article 31 de la loi de 1905 stipule ainsi que : “Sont punis de la peine d'amende ... ceux qui, soit par voies de fait, violences ou menaces contre un individu, soit en lui faisant craindre de perdre son emploi ou d'exposer à un dommage sa personne, sa famille ou sa fortune, l'auront déterminé à exercer ou à s'abstenir d'exercer un culte, à faire partie ou à cesser de faire partie d'une association cultuelle, à contribuer ou à s'abstenir de contribuer aux frais d'un culte.” où il est clair que chacun doive s’abstenir personnellement de maltraiter ses congénères pour ses opinions religieuses ou autres.
    Ainsi par exemple refuser de servir un client parce que portant kippa, hidjab, grosse croix ou tee-shirt “athée” pourrait être considéré comme une pression inadéquate à se détourner de ses convictions (ceci indépendament d’un délit racial, où la victime pourrait être de n’importe quelle race indépendamment de ses convictions). Donc c’est un comportement individuel spécifiquement sanctionnable au titre de la laïcité (devoir de traiter ses voisins également indépendamment ses convictions).
    La laïcité impose donc un certain type de comportement “égalitariste” aux individus, comme à l’Etat. S’entend aussi qu’on peut snober une personne dont nous n’apprécions pas les convictions, voir fustiger ouvertement ses convictions au nom de la liberté d’exprimer des convictions contraires, mais en n’oubliant surtout pas de lui servir son verre si on est barman, lui garantir un droit égal au logement ou emploi.
    Bon, il y a une floppée d’articles du même accabit, certains protégeant les croyants de l’agressivité potentielle des autres, d’autres protégeant ces autres de l’hégémonisme potentiel des croyants.
  • marie atlan
    • 3. marie atlan Le 18/12/2017
    Il est impératif et urgent de défendre LA LAÏCITÉ, pas inclusive pas autre chose ! La laïcité.
    Il aurait été intéressant de proposer l'amendement de Maurice ALLARD à l'assemblée nationale.
  • SALMON THIERRY
    • 4. SALMON THIERRY Le 09/12/2017
    Seul la laïcité protège nôtre liberté de croire et de participer a la religion de son choix . ou de ne pas croire aussi

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